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jeudi 16.04.2009 - La Voix du Nord
Jacky Hénin écume les routes du grand Nord-Ouest à l'occasion de sa campagne pour les élections européennes. « À l'écoute du monde du travail ».
L'ancien maire de Calais était hier à Trith-Saint-Léger, mais aussi à Denain et Onnaing, aux côtés des électriciens, des gaziers et des « team members » de Toyota en grève.
Soutenu dans son déplacement par le poids lourd politique de l'étape, Alain Bocquet.
Rien que de très normal. Pour Jacky Hénin, député européen sortant, cette visite dans le Valenciennois (avec un détour par Denain pour rendre visite aux
agents d'ErDF-GrDF en grève et à ceux de Toyota, lire en page précédente) s'inscrit dans une « méthode initiée depuis cinq ans ». Et qui consiste
« dans le cadre de mon mandat européen, à rencontrer des acteurs du mouvement social.» Une méthode éprouvée, donc, et normalement reconduite dans le cadre de sa campagne
pour les européennes du 7 juin, à la tête d'une liste intitulée Front de gauche, constituée notamment autour du Parti communiste et du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon.
« C'est le même travail : allez en permanence au devant de ceux qui souffrent. » Accompagné dans sa halte trithoise par le numéro trois de la liste Nord-Ouest, Alain
Bocquet, celui-ci a mis en garde les électeurs sur « l'étouffoir » que certains voudraient placer, selon lui, sur les enjeux de cette élection. « On veut
nous faire oublier qu'il y a une élection le 7 juin » a estimé le président de la Porte du Hainaut. Partisan hyperactif du « Non » lors de la campagne pour le
référendum sur le traité constitutionnel européen, celui qui est par ailleurs député-maire de Saint-Amand aimerait au contraire revoir « la même expression populaire
forte » qu'en 2005. Pour au moins trois raisons : « Donner un carton rouge à la politique antisociale de Nicolas Sarkozy, donner un carton vert à une autre Europe,
démocratique et de paix, et donner un carton bleu à Jacky Hénin pour qu'il soit réélu parce qu'il a fait du bon boulot... » • L. BR.
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Toyota : la grève se durcit et se politise
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jeudi 16.04.2009 - La Voix du Nord
Hier,
les grévistes se sont réunis devant l'entrée de l'usine, où le candidat communiste aux Européennes, Jacky Hénin, leur a apporté son soutien.
Depuis la colère de Toshiyuki Nonaka, vide-président de Toyota Onnaing, envers des débordements causés par les grévistes dans les ateliers, l'accès
de ces derniers à l'usine a été interdit. C'est pourquoi hier, ils faisaient brûler des palettes de bois et des pneus dans le parking. « C'est pas parce qu'ils veulent
pas nous entendre qu'on va pas se faire voir », scandait l'un des membres du comité de grève.
Au huitième jour de débrayage, la marge de manoeuvre et les possibilités de négociations s'étiolent pour les grévistes, par ailleurs remontés à bloc
depuis la diffusion du discours de M. Nonaka, jugé irrespectueux envers les grévistes et leurs revendications. C'est pourquoi ils sont passés à l'étape supérieure, sans toutefois
envisager encore de recourir à des actions « coup de poing », comme la séquestration des dirigeants ou le blocage des entrées du personnel et des livraisons.
Pour l'instant, ils cherchent le soutien politique. Hier, c'est Jacky Hénin, candidat communiste aux Européennes, qui était présent aux côtés des
grévsites, assurant n'être « ni du côté de Sarko, ni de ceux qui veulent enrober la pilule de chocolat pour nous la faire avaler ». Avant d'écouter les
grévistes lui exposer leur situation, il a déclaré « j'espère que vous allez gagner ». Le maire de Marly, Fabien Thiémé a indiqué par courrier qu'il apportait
son soutien aux grévistes. La direction de Toyota signalait quant à elle une « érosion » du mouvement, ne recensant que 272 grévistes hier. • G.
P.
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