Monsieur le Premier Ministre,


A plusieurs reprises, j’ai attiré votre attention et celle de votre Gouvernement sur la situation vécue par les salariés de PPG Saultain et Marly confrontés à un plan de restructuration englobant une délocalisation de certaines activités et la suppression de 240 emplois.


Un plan qui, à y regarder de près, compterait non pas 240 suppressions mais 342 si l’on ajoute aux 240 contrats à durée indéterminée concernés, la suppression de 80 postes d’intérimaires à temps plein sur l’année 2008, un licenciement économique et les 21 postes supprimés depuis le début de cette année. Chose inacceptable quand on sait que PPG enregistrait fin 2008 un résultat net de 538 millions de dollars et un montant total des ventes en 2008, en progression de 30%, atteignant 15,8 milliards de dollars.


La fin des négociations, prévue le 17 juillet prochain, approche à grands pas et il est désormais plus qu’urgent que des décisions soient prises en faveur du maintien des emplois concernés et de la pérennité des deux sites.

C’est l’avenir de centaines de salariés, de leurs enfants et petits-enfants ainsi que l’emploi sur un territoire d’ores-et-déjà frappé par un fort taux de chômage qui sont en jeu.

C’est pourquoi, Monsieur le Premier Ministre, je vous lance un véritable appel solennel, au nom des salariés, des familles et des territoires concernés, pour que vous interveniez afin de dire « stop » à ce plan de licenciements particulièrement injuste et totalement inacceptable.


D’ores-et-déjà je vous remercie de l’intérêt que vous porterez à cette requête et dans l’attente de vous lire,


Je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de ma haute considération.

Marly, le 7 juillet 2009

 

 

 

Par ailleurs, le 9 juillet, il s'est à nouveau rendu sur le site de l'entreprise, invitant les salariés à participer au Conseil Municipal du 22 juillet. Votre député européen, Jacky Hénin, était à ses côtés.