Les élections municipales de Mars 2008 ont envoyé trois conseillers municipaux communistes et républicains au Conseil Municipal d'Aulnoy-lez-Valenciennes. Ce blog a pour but de permettre aux jeunes et aux salariés aulnésiens de rester en contact avec eux.
240 emplois supprimés chez PPG
Après l’achat, en janvier, d’une entreprise néerlandaise, le leader mondial en peinture décorative taille dans les effectifs de ses sites de Saultain et Marly
(Nord).
Jeudi 12 mars, PPG annonçait un plan de suppression de 240 emplois sur ses sites de Saultain et Marly (Nord), permettant à son action de monter de 3,71 %. Jeudi dernier, les employés du groupe américain, leader mondial en peinture décorative, prenaient la tête du cortège à Valenciennes pour réclamer le retrait du projet. « PPG a déjà supprimé 1 500 emplois en 2008, et 2 000 devraient l’être en 2009, alors qu’il a fait 1,372 milliard de résultat net sur les deux dernières années », soutient, dans un communiqué, l’intersyndicale CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC. L’entreprise emploie 34 000 personnes dans le monde dont 690 à Saultain et Marly. « Mais c’est tout le Valenciennois, dont le taux de chômage dépasse les 11 %, qui est inquiet puisqu’il est fort à craindre que ce plan ne se répercute sur les nombreux sous-traitants », déplore Fabien Thiémé, maire PCF de Marly et vice-président du conseil général, dans une lettre à Christine Lagarde, ministre de l’Économie.
De son côté, la direction a fait savoir que cette mesure se justifie par le rachat, en janvier, des activités de Sigma Kalon, producteur de revêtements basé aux Pays-Bas, pour 2,2 milliards d’euros. Selon Charles E. Bunch, PDG de PPG, l’acquisition de Sigma Kalon accélérera le recentrage du groupe « sur les enduits et les produits spéciaux » et apportera « une solide plate-forme de croissance rentable à partir de laquelle la société pourra continuer à générer des revenus et à accroître la valeur pour les actionnaires ». Mais sachant que cet achat a aussi un « effet dilutif » sur les bénéfices, PPG a pour objectif de lâcher du lest pour compenser la perte engendrée dans un premier temps par son emplette.
Un comité d’entreprise aura lieu mercredi et, d’ici là, les employés continuent à travailler. « Mais on va se concerter quotidiennement, à partir d’aujourd’hui, pour décider des actions à mener. Pas question de se laisser manger », explique Christian Bassez, délégué CGT. Les pouvoirs publics sont également attendus au tournant. Valérie Létard, secrétaire d’État chargée de la Solidarité et présidente de Valenciennes Métropole, a promis « d’explorer toutes les voies pour atténuer les mesures annoncées » et d’être très vigilante « sur les propositions en termes de formations et de reconversions ».
Mehdi Fikri, L'Humanité du 23 mars 2009