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Les élections municipales de Mars 2008 ont envoyé trois conseillers municipaux communistes et républicains au Conseil Municipal d'Aulnoy-lez-Valenciennes. Ce blog a pour but de permettre aux jeunes et aux salariés aulnésiens de rester en contact avec eux.

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Lu dans Liberté-Hebdo (numéro du 22 au 28 février 2008)

Canton de Valenciennes-Sud

-

Norbert Jessus et Isabelle Ledrôle
en campagne pour le PCF

 

 

Seize communes pour avancer sur un

projet commun de progrès humain

 

    Le soleil brille sur le Valenciennois en ce mois de février 2008. « On reconnaît au premier coup d’œil les candidats qui font une vraie campagne de terrain, ils ont bonne mine ! », plaisante-t-on ici. Mais les militants communistes, cartons de tracts sous le bras, ont surtout cette motivation en tête : toute voix comptera les 9 et 16 mars prochains pour porter le maire de Trith-Saint-Léger au siège de conseiller général. Norbert Jessus bat la campagne dans tout le canton de Valenciennes-Sud (16 communes). L’ancien agent de Gaz de France, activement soutenu par le conseiller général sortant, Michel Kaczmarek, cultive sa bonne humeur et son aptitude à aller au-devant de la population, en osmose combative avec sa suppléante, reconnue pour ses engagements en matière d’anti-sexisme et de droits des femmes. Infatigable Isabelle Ledrôle, elle-même cheftaine de file de la liste présentée par le PCF aux municipales de Prouvy, qui encourage à frapper « à toutes les portes », incitant chacun à « trouver du plaisir à militer ». Pourtant le duo (48 ans tous les deux) sait bien que la vie des salariés et des familles du canton n’est justement pas une partie de plaisir ! En témoigne le bon accueil réservé au tract revendiquant une hausse du pouvoir d’achat distribué mardi dernier aux entrées et sorties de la Snam (filiale de Peugeot qui emploie près de 3000 salariés). En témoignent les réunions que tiennent les associations de victimes de l’amiante. Norbert Jessus se montre particulièrement révolté face au sort des veuves, qui « elles aussi ont droit au statut de victime » et « de tous ces ouvriers dont la survie est suspendue aux bouteilles d’oxygène » : « pour toutes et tous, l’indemnisation n’est pas un dû, c’est un droit ! ».


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  Norbert JESSUS et Isabelle LEDROLE, à Trith Saint Léger,
entourés de militants et candidats communistes,
et d'Eric CORBEAUX, secrétaire de la Fédération du Nord du PCF

A fond, pour que les habitants et notamment les jeunes

« se mêlent de politique ! »

 

    Face au candidat du PS et à celui porté par une flopée de partis d’étiquettes de droite (UMP, CPNT…), Norbert Jessus et Isabelle Ledrôle affichent une conviction forte : « en matière de RMI, d’Education, de transports, de protection maternelle et infantile, de logement, plus le score des candidats communistes sera fort, plus le Conseil général sera de gauche ! Plus les revendications que nous porterons seront respectées ». Des revendications que le Département a déjà su entendre. Ainsi un collège neuf a été inauguré à Thiant. A Trith-Saint-Léger, une maison de retraite médicalisée (Epadh) est en construction. « Offrant 64 lits et 50 emplois », rappelle Norbert Jessus, soulignant par ailleurs son implication au sein de la Communauté d’agglo de la Porte du Hainaut, notamment à pied d’œuvre pour développer la zone d’activité d’Hérin. Et le maire de Trith s’engage : « Mon premier travail de conseiller général sera d’aller patiemment rencontrer le maire de chacune des villes du canton pour  faire un inventaire des soucis et décider des actions à mener conjointement, dans l’intérêt collectif et au-delà d’enjeux partisans ». Quant à Isabelle Ledrôle, elle ne lâchera pas son titulaire après l’élection : « Nous nous retrouverons régulièrement à la table de travail tout au long des six ans de mandat et je continuerai d’apporter ma fibre de militante féministe et mon intérêt pour les questions locales », que le Conseil général prend éminemment en compte, même s’il agit au plan départemental et en interdépendance avec l’Etat. Ces Conseils généraux, le gouvernement est tenté de les faire disparaître. Pas question que les communistes valenciennois laissent faire : « Nous voulons y siéger pour exiger de l’Etat qu’il tienne ses engagements en matière de financements et qu’il tienne compte des besoins particuliers du Nord ! L’Etat s’est déchargé de nombreuses compétences notamment routières et sociales, il faut qu’il assume jusqu’au bout ».

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 Norbert JESSUS, lors d'une distribution de tracts auprès des ouvriers,
à l'entrée de la SMAN

« Les électeurs auront deux dimanches de suite l’occasion

d’exprimer leur ras-le-bol ! »

 

    Norbert Jessus a mis un an et demi à mesurer les conséquences du nouveau rôle qu’il pourrait jouer au Conseil général : « j’ai accepté d’être candidat en ayant pesé tout ce que cela impliquait tant au niveau familial qu’au niveau de ma ville. C’est pourquoi j’ai travaillé à l’élaboration d’une liste renouvelée au tiers, constituée de communistes, de socialistes et de citoyens soucieux de démocratie, qui formeront une équipe municipale fiable et compétente pour m’assister ». Norbert Jessus sait aussi n’être pas de ceux qui s’imaginent élus à vie. « C’est notamment pourquoi j’appelle les jeunes à venir se mêler de politique.  ». Une vraie préoccupation sur ce canton, dont Isabelle Ledrôle débattra notamment ce samedi 23 février à Prouvy au cours d’un concert organisé dans le cadre du soutien à sa candidature municipale.

    Clotaire Colin, responsable de la section communiste de Trith sent bien que « les électeurs veulent se saisir de ces élections de mars pour exprimer leur ras-le- bol général ». « Dans le contexte, un ras-le-bol à ce point ne peut pas s’exprimer par un bulletin de droite, il s’exprimera à travers des candidats qu’ils sentiront en osmose avec leurs préoccupations quotidiennes ». Dans le canton de Valenciennes-Sud, avec les bulletins Jessus-Ledrôle, les électeurs auront deux dimanches de suite, l’occasion de signifier leur choix d’une politique où l’avenir se construit dans un souci d’avancer vers la modernité, et « naturellement » sans rien lâcher des valeurs humaines de solidarité et de justice sociale qui ont fondé la gauche.

 

Laurence Mauriaucourt

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