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Les élections municipales de Mars 2008 ont envoyé trois conseillers municipaux communistes et républicains au Conseil Municipal d'Aulnoy-lez-Valenciennes. Ce blog a pour but de permettre aux jeunes et aux salariés aulnésiens de rester en contact avec eux.

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Les étudiants avec les communistes!

Des manifs étudiantes contre la LRU…

aux élections municipales…


Résister et construire ensemble

 

 

    Au 1er semestre, nous avons été des milliers à lutter contre la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU). La droite au pouvoir qui a durement réprimé cette mobilisation continue de s’attaquer à nos droits : démantèlement de la fonction publique, casse des statuts, précarisation des travailleurs, chasse aux sans-papiers… Pas à un jour ne passe sans qu’un nouveau projet réactionnaire ne soit révélé ou que nos droits soient bafoués. A nous d’agir ensemble pour que cela cesse Contrôle des savoirs et exploitation des qualifications dans la nouvelle université A entendre Valérie Pécresse, la LRU n’est qu’un « cadre » qui doit être accompagné de moyens financiers et humains et complété par la mise en œuvre d’autres réformes pour améliorer la situation des étudiants.

Contrôle des savoirs et exploitation des qualifications
dans la nouvelle université

 

    La LRU, une simple réforme supplémentaire ? Non. L’application de la LRU impose un cadre dangereux pour nos universités et pour les savoirs, un cadre qui les soumet aux intérêts des entreprises et les met en concurrence.

D’importants moyens dégagés ? Non plus. Les promesses se multiplient mais les faits sont têtus : pas d’argent nouveau pour les facs ni de création de poste cette année. Quant aux années prochaines, malgré les importantes sommes annoncées, aucun engagement sérieux n’est pris sur leur programmation.

Une amélioration de la vie étudiante ? Pas d’avantage. Le fameux plan « Réussite en Licence » contient quelques mesurettes et va surtout dans le sens de la LRU : spécialiser à outrance nos formations pour fournir une main d’œuvre bon marché aux entreprises.


La précarité comme norme du nouveau monde du travail

   Alors que les salariés exigent une sécurité dans leur emploi, le patronat veut imposer une précarisation généralisée. Après avoir échoué sur le CPE, après la création du CNE, le MEDEF se lance à l’attaque du CDI. Le contrat de travail actuellement le plus protecteur pour les salariés est aujourd’hui en danger. Voilà plusieurs mois que le gouvernement et le patronat joignent leurs efforts pour faire plier les syndicats sur la réforme des institutions du monde du travail. Depuis peu, c’est en grande partie chose faite. Malgré quelques maigres contreparties, le voeu du patronat de pouvoir licencier facilement l’ensemble des salariés est proche d’être exaucé : la soi-disante « flexsécurité » sera bientôt en place. En effet, la loi qui sera votée au parlement dans quelques semaines aura pour principale conséquence la précarisation de la grande majorité des travailleurs :

  • Un « CDD de projet » à la place du CDI : le contrat se termine quand le projet se termine.

  • Une période d’essai pouvant aller jusqu’à 8 mois !

  • Une rupture du contrat qui n’est ni un licenciement, ni une démission, mais une séparation « à l’amiable » sans motif de licenciement.

   En complémentarité avec le nouveau contrat de travail, la décision du gouvernement de faire fusionner l’UNEDIC et l’ANPE va permettre un contrôle renforcé des chômeurs comme dans nombre de pays en Europe : après 3 refus du chômeur de prendre une offre d’emploi, il est immédiatement radié des listes d’indemnisation. Sans mobilisation des citoyens dans les semaines qui viennent, le code du travail pourra sans problème être utilisé comme dans le dessin ci-dessus.

 

La destitution de nos droits et pouvoirs dans notre nouvelle vie

 

 

    Une fois ces mesures connues, on peut sans difficulté décrire le parcours type d’un citoyen dans cette nouvelle société :

    S’il a atteint le bac et qu’il en a les moyens (un peu présomptueux dans la nouvelle société), il entre, grâce à la LRU, dans une nouvelle Université qui à la liberté de le mettre en concurrence avec ses camarades et la responsabilité de le contraindre à une filière pro en 3 ans.

    Sa Licence en poche, il entre dans le nouveau marché du travail où un patron profitera de la flexibilité pour lui proposer un contrat à bas coût sur projet. Par peur du chômage, l’étudiant ne se risquera probablement pas à refuser cette offre.

 

    Au terme de son contrat ou peut-être avant, il sera licencier à l’amiable pour qu’il n’ait pas la prétention de réclamer une augmentation de salaire, cette sécurité tant attendue. Il sera alors au chômage et la droite tentera de lui expliquer que ce ne serait pas le cas si tant de sans-papiers ne travaillaient pas clandestinement.

    Parce qu’il a reçu une formation très spécialisée, on ne lui proposera que des emplois qui ne correspondent pas à sa formation. Il aura alors le choix entre être radier des listes et vivre dans la misère ou bien prendre un emploi encore plus mal payé que le précédent puisqu’au vu de sa formation il n’est pas vraiment employable.

    Les cadres qui ont mérité des postes à responsabilité dans son entreprise auront quant à eux peur de ressembler à ce travailleur précaire et ne se risqueront pas plus que lui à se battre pour leurs droits dans l’entreprise.



« En résumé, la politique de la droite c’est

exploiter et diviser pour mieux régner » !

De la rue aux urnes : organisons-nous pour résister à la droite
et construire une alternative au capitalisme


   Contre la classe dominante, représentée par la droite au pouvoir, nous devons nous organiser pour lutter contre sa politique et construire ensemble un projet qui permette l’émancipation de chacun et le progrès humain. L’Union des étudiants communistes (UEC) se veut être un outil au service de tous les étudiants qui veulent en finir avec le capitalisme, avec l’exploitation et les dominations qu’il engendre. Résistons en répondant coup pour coup aux attaques du gouvernement sur nos droits sociaux et démocratiques. Continuons à nous mobiliser dans la rue contre ses réformes réactionnaires et rassemblons-nous pour élaborer la société que nous voulons. Les 9 et 16 mars auront lieu les élections municipales. Nos villes peuvent être des lieux de résistances à la politique réactionnaire de la droite car elles ont des compétences dans nombre de domaines : par exemple pour responsabiliser les entreprises, développer les services publics et, par leur qualité d’élus, les maires peuvent directement intervenir pour protéger les citoyens, en particulier les sans-papiers. Si la droite gagne, alors elle aura toute la légitimité pour réaliser son projet : elle n’hésitera pas à mettre en place les mesures nécessaires au renforcement de l’exploitation et de la domination de la grande majorité de la population. Alors mobilisons-nous pour que les élections municipales contribuent à mettre un coup d’arrêt à cette politique !

Avec l’Union des Etudiants Communistes,
de la rue aux urnes

Mettons un coup d’arrêt à la politique destructrice de la droite !

 
www.etudiants-communistes.fr

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